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Annapolis : un espoir ?

On disait que la Conférence convoquée par le Président Bush ne se tiendrait pas, puis que les Pays arabes ne seraient pas présents, puis que les Israéliens et les Palestiniens n’arriveraient pas à se mettre d’accord sur un texte commun.

Annapolis : un espoir ?

La ville d'Annapolis

La Conférence s’est tenue, les pays arabes étaient présents – y compris la Syrie – et une déclaration d’intention commune a été signée par les Israéliens et les Palestiniens. Cette déclaration s' ouvre sur le texte suivant : 

 « Nous exprimons notre détermination à mettre fin à l’effusion de sang, aux souffrances et aux décennies de conflit entre nos peuples, pour ouvrir sur une nouvelle ère de paix, basée sur la liberté, la sécurité, la justice, la dignité, le respect et la reconnaissance mutuelle ; pour propager une culture de paix et de non-violence ; et pour combattre le terrorisme et son incitation, qu’il soit commis par les Palestiniens et les Israéliens. » 

La déclaration précise ensuite les modalités pratiques, « Pour poursuivre la voie des deux Etats, Israël et la Palestine, vivant côte à côte, en paix et en sécurité » : négociations, comité d’organisation, rencontre bihebdomadaire entre le Président Abbas et le Premier ministre Olmert, mise en œuvre de la feuille de route, le tout sous le contrôle des Etats Unis.

Comme on pouvait s’y attendre dés le lendemain, des deux côtés des réserves ont été faites et de part et d’autre, ceux qui ne veulent pas payer le prix de la Paix se sont manifestés.

Il est difficile de prévoir l’avenir. Les faiblesses des pouvoirs des deux partenaires sont connues

Si l’on revient aux lendemain de la guerre des Six Jours, en 1967, il faut se souvenir du triple NON opposé à Khartoum par les pays arabes aux propositions de Moshé Dayan, qui offrait aux Etats arabes la restitution des territoires occupés par Tsahal en échange de la reconnaissance d’Israël par le monde arabe.

Ce qu’ils refusaient en 1967 les Etats arabes l’ont accepté dans l’initiative de pays saoudienne. Mais 40 ans ont passé et la réalité sur le terrain a modifié la donne. Il n’en reste pas moins que pour la première fois les Etats arabes  ont siégé à la même table qu’Israël.

De chaque côtés les motifs de refus correspondent aussi à des réalités et ne peuvent être balayés d’un simple revers de la main.

Je pense que, comme l’a dit M. Kouchner devant l’Assemblée nationale , il faut laisser  un chemin à la Paix et entretenir l’espoir.

La seule certitude que l’on peut avoir c’est que si dans la négociation qui commence on ne peut aboutir à un accord il n’y aura pas d’Etat palestinien. Et si un Etat palestinien ne voit pas le jour à côté d’Israël, la responsabilité de toute la terre entre le Jourdain et la mer relèvera d’Israël et ce dans la plus grande douleur et le conflit permanent. Avec, à un horizon pas trop éloigné, la perspective d’une population à majorité arabe et la fin de l’Etat juif en tant que tel.

Depuis 1947 le grand drame du peuple palestinien et de ceux qui parlent en son nom a été que chaque fois qu’il y a eu à faire un choix, les palestiniens ont fait le mauvais choix. Il ne faut pas qu’ils recommencent ni que les Israéliens fassent de même. 

Le chemin de la paix est rude, les sacrifices à prévoir presque insupportables, mais y a-t-il un autre chemin ? 

 
Claude – Gérard MARCUS

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