Une excellente initiative de l'aumônerie isrélite des Armées: l’ hommage à Nissim de Camondo à Lunéville
Il y a 90 ans - au cours de la Grande Guerre - l’avion Farman à bord duquel se trouvaient les lieutenants Nissim de Camondo et Lucien Desessarts était abattu en plein vol par l’aviation allemande. C’était le 9 septembre 1917.
Le 5 septembre 2007, l’Aumônerie générale israélite des Armées ainsi que les aumôniers israélites des quatre armes; la communauté juive de Lunéville, présidée par M. Sebban; M. Bernard Batho, maire de Lentrey; Mme Marie Millot, présidente de la section de Blamont du Souvenir Français; M. et Mme Raymond Laugier; et aussi le rabbin Haïm Korsia, aumônier général israélite des Armées, ont organisé une cérémonie en souvenir de l’équipage du Farman de l’escadrille MF 33, disparu au combat. La commémoration a commencé par un service inter-religieux célébré dans la belle synagogue de Lunéville. Une synagogue édifiée au XVIIIe siècle avec l’accord de LOUIS XVI, et qui fut la première construite dans le royaume de France depuis l’expulsion des Juifs au Moyen Age. Ce fut l’occasion pour le Président Sebban et le rabbin Korsia de rendre hommage à la mémoire de Nissim de Camondo et de son co-pilote, Lucien Desessarts. Plusieurs psaumes furent interprétés par les différents aumôniers israélites. Quant au vice-chapelain et aux chrétiens présents, ils chantèrent le Notre Père. Parallèlement, le colonel Dominique de Longvilliers, commandant la base aérienne 133 de Nancy, présida la cérémonie militaire qui eut lieu aux Entonnoirs de Leintrey en présence des autorités civiles et militaires. Parmi les personnalités présentes on reconnaissait: M. Olivier Kraemer, de l’Association Camondo; l’historien Jacques Charles Gaffiot; le colonel Claude Charbonnot; le député de Lunéville, Jacques Lamblin; le maire de Lunéville, Michel Closse; le sous-préfet de Lunéville, Philippe Saffrey. Le CRIF était représenté par Claude-Gérard Marcus, membre de son Comité directeur. Cette très belle cérémonie, et la participation de la plupart des aumôniers israélites donnaient un peu l’impression d’assister à une renaissance du vieux franco-judaïsme et c’est probablement dans cet esprit qu’il convient de rappeler que les parents de Nissim de Camondo léguèrent à la Ville de Paris un très beau musée qui, non loin du Parc Monceau, perpétue le nom de leur fils. On ne peut que se réjouir de l’initiative de l’Aumônerie israélite des Armées et de son «patron», le jeune et dynamique rabbin Korsia. Longtemps rabbin de Reims avant d'être secrétaire du Grand Rabbin de France, Haïm Korsia a consacré un très beau livre à la mémoire du Grand Rabbin Kaplan. Il est un de ces rabbins qui allient une vaste culture à leur connaissance approfondie du Judaïsme. N'a-t-il pas obtenu, l'an passé, un doctorat d'histoire - avec félicitations du jury ! Il a pour projet de redynamiser l'Association des Amis de l'aumônerie israélite. Nous lui souhaitons plein succès dans cette entreprise